Dans ce village, les cloches de l’église condamnées à se taire après la plainte d’un habitant : « Nous faisons ce que dit la loi »
Posted 8 mai 2026 by: Admin
Dans un village anglais, le silence soudain des cloches de l’église provoque une vive controverse parmi les habitants.

Après plus de 170 ans de sonneries ininterrompues, leur arrêt total a déclenché une mobilisation locale et ravivé un débat ancien entre patrimoine sonore et nuisances pour les riverains.
À Mytholmroyd, petite commune située entre Manchester et Liverpool, une décision récente du conseil municipal a profondément divisé les habitants. Les célèbres cloches de l’église locale, qui rythmaient la vie du village depuis 177 ans, ont été totalement arrêtées du jour au lendemain.
Cette décision a surpris une grande partie des quelque 4 000 habitants de la commune, d’autant qu’aucune consultation publique n’aurait été organisée avant la mise en œuvre de cette mesure. Pour beaucoup de riverains, les sonneries de cloches faisaient partie intégrante de l’identité du village et de son patrimoine historique.
Rapidement, plusieurs habitants ont lancé une pétition afin d’obtenir le retour des carillons, considérés par certains comme un élément essentiel de la mémoire collective locale.
Une plainte d’un habitant à l’origine de la décision

L’arrêt des cloches trouve son origine dans la plainte d’un riverain, selon les informations relayées notamment par le Daily Mail et reprises par plusieurs médias britanniques. Cet habitant aurait signalé des difficultés de sommeil provoquées par les sonneries répétées de l’église.
Le problème venait principalement du fonctionnement des cloches, qui retentissaient jour et nuit tous les quarts d’heure. Après étude du dossier, le conseil municipal a jugé la plainte recevable et demandé la suppression des nuisances sonores nocturnes.
Toutefois, le fonctionnement ancien du clocher a rapidement compliqué la situation. Le mécanisme ne permet pas de programmer des plages horaires spécifiques. Les cloches peuvent uniquement être activées ou désactivées manuellement dans leur ensemble.
Faute de budget suffisant pour moderniser l’installation avec un système automatisé, l’église a finalement choisi la solution la plus radicale : l’arrêt complet des sonneries.
L’église invoque le respect de la réglementation

Face aux critiques des habitants, Église Saint-Michel a défendu sa décision en expliquant être contrainte de respecter les règles en vigueur concernant les nuisances sonores.
Le sacristain de l’église, Roy Wrathall, a indiqué que le seul moyen d’appliquer les limitations nocturnes imposées consistait à couper totalement les carillons. Il a précisé que l’horloge continuait de fonctionner normalement, mais que les cloches restaient désormais silencieuses en permanence afin d’éviter tout risque de non-conformité.
Selon lui, l’église cherche avant tout à concilier les intérêts de l’ensemble des habitants et à respecter les obligations légales imposées par les autorités locales.
Une pétition pour défendre un patrimoine sonore
Cette décision continue néanmoins de provoquer une forte émotion parmi les défenseurs du patrimoine local. Les signataires de la pétition estiment que les cloches représentent bien plus qu’un simple bruit de fond.
Pour beaucoup d’habitants, les sonneries font partie des souvenirs d’enfance et du quotidien du village depuis plusieurs générations. Certains évoquent même un véritable repère sonore marquant les moments importants de la journée. Avec humour, un habitant a notamment affirmé que les cloches représentaient autrefois “l’appel du dîner” pour les enfants du village, regrettant leur disparition soudaine.







