« J’ai enterré un Arabe dans mon jardin » : 20 ans après la disparition d’Ismaël Abdelkader, sa soeur Myriam fait des révélations fracassantes
Posted 26 février 2026 by: Admin
Vingt ans après la disparition d’Ismaël Abdelkader, l’affaire continue de hanter ses proches.

Sa sœur, Myriam Abdelkader, a récemment ravivé les souvenirs douloureux dans l’émission Disparus, présentée par Olivier Delacroix. Elle y rapporte une phrase glaçante qu’un homme aurait prononcée à plusieurs reprises : « J’ai enterré un Arabe dans mon jardin ».
Derrière ces mots, le destin tragique d’un jeune homme de 25 ans, décrit comme solaire, disparu le 6 mai 2006 après avoir quitté Morhange, en Moselle, pour une soirée d’anniversaire à Pfetterhouse, dans le Haut-Rhin.
Une disparition minimisée

Après la fête, la famille tente de joindre Ismaël. Un certain Émilien Ricklin répond au téléphone, affirmant d’abord que le jeune homme dort, puis qu’il est sous la douche. Le téléphone s’éteint peu après. Lorsque la disparition est signalée, la famille affirme avoir été peu entendue, les autorités évoquant le droit d’un majeur de disparaître volontairement.
Pendant six ans, Myriam Abdelkader multiplie les démarches. En juillet 2012, un rebondissement survient : lors d’une audition liée à une autre affaire, un proche d’Émilien Ricklin évoque la présence d’un corps enterré dans un jardin à Pfetterhouse.
Une découverte tardive et controversée

Les gendarmes découvrent un squelette enterré à faible profondeur, avec la carte Vitale d’Ismaël dans une poche. La famille apprend la nouvelle par la presse, un élément qui nourrit son sentiment d’abandon.
Les trois jeunes présents lors de la soirée affirment qu’Ismaël serait mort d’une overdose accidentelle. Selon leur version, le corps aurait été dissimulé sous un lit avant d’être enterré quelques jours plus tard.
Mais l’autopsie soulève des interrogations : fracture de l’os hyoïde, phalanges brisées, traces de sang sur la chemise. Des éléments que la famille estime incompatibles avec une simple overdose. Elle souligne également que des opérations de fouille auraient été menées avant l’arrivée d’experts, compliquant les analyses médico-légales.
Le spectre du racisme

Pour Myriam Abdelkader, le contexte social et les propos rapportés laissent planer un doute plus profond. Elle évoque un climat local où son frère aurait été stigmatisé. Selon elle, si son nom avait été différent, l’enquête aurait été menée autrement.
L’affaire a connu un non-lieu en 2015. Mais en 2023, avec l’appui de l’avocat Thomas Hellenbrand, la famille obtient la réouverture du dossier. Une nouvelle plainte pour non-dénonciation de crime vise plusieurs proches du suspect.







