Les Français bientôt obligés de travailler le 1er mai ? Cette proposition de loi va faire bondir, « On a quelques inquiétudes à avoir »

Posted 28 janvier 2026 by: Admin #Actualité

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Le 1ᵉʳ mai, longtemps sanctuarisé dans le calendrier social français, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un débat très concret.

Entre traditions ouvrières, réalités économiques et attentes des consommateurs, une proposition de loi pourrait bien redessiner les contours de cette journée pas comme les autres.

Travailler le 1ᵉʳ mai relevait jusqu’ici de l’exception. Inscrit dans l’histoire sociale comme la Fête du Travail, ce jour est, en principe, obligatoirement chômé et payé. Mais dans les faits, certaines professions n’ont jamais réellement cessé leur activité. Restaurants, cinémas, hôpitaux ou transports bénéficient déjà de dérogations, créant une mosaïque de règles parfois difficile à comprendre pour les professionnels comme pour les clients.

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Des boulangers face à une règle jugée incohérente

Pour les boulangers, la situation est devenue source d’incompréhension. Julien, patron de deux boutiques employant 34 salariés, a choisi l’an dernier d’ouvrir malgré l’interdiction, estimant simplement faire son métier comme à l’accoutumée. À la clé, un rappel à la loi et la menace d’une amende de 5 000 euros. Plus que la sanction, c’est le flou juridique qui le déstabilise : difficile de savoir s’il sera autorisé ou non à lever le rideau cette année.

Une proposition de loi pour clarifier le cadre

Le texte en préparation vise justement à élargir les possibilités d’ouverture des commerces le 1ᵉʳ mai. L’objectif affiché est d’apporter davantage de cohérence entre les secteurs déjà autorisés à travailler et ceux qui restent contraints. Pour certains salariés, cette incohérence saute aux yeux : aller au cinéma et acheter du pop-corn serait possible, mais pas acheter du pain au coin de la rue.

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L’accord écrit des salariés, nouvelle contrainte

La réforme envisagée ne serait toutefois pas sans conditions. Les employeurs devraient obtenir l’accord écrit de chaque salarié pour travailler ce jour-là. Une exigence qui inquiète certains gérants, notamment dans la restauration. Stéphane, patron d’une brasserie, explique qu’il lui faut une équipe complète pour assurer le service. Si plusieurs employés refusent, l’établissement pourrait être contraint de fermer malgré la demande.

Les fleuristes et commerçants en attente d’assouplissement

Pour les fleuristes, le 1ᵉʳ mai est un moment clé de l’année. Jusqu’à présent, ils pouvaient ouvrir, mais uniquement seuls, sans personnel. La réforme leur permettrait de mobiliser leurs équipes pour répondre à l’affluence liée à la vente du muguet. Un changement qui serait perçu comme une adaptation bienvenue aux réalités du terrain.

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