Médecin généraliste : après 40 ans d’exercice, quelle retraite réelle à 65 ans ?
Posted 9 janvier 2026 by: Admin
Après quarante années passées à ausculter, rassurer et accompagner des patients, la question de la retraite devient centrale pour de nombreux médecins.

Derrière l’image d’une profession réputée confortable se cache pourtant une réalité plus nuancée. Le témoignage d’un généraliste récemment retraité permet de mieux comprendre ce que représente, concrètement, la fin de carrière médicale.
La retraite d’un médecin libéral obéit à des règles spécifiques. Contrairement aux salariés, le praticien ne cotise pas au régime général, mais à des caisses propres aux professions libérales de santé. Ce fonctionnement particulier explique les écarts parfois importants entre les pensions des médecins et celles d’autres catégories professionnelles.
Trois piliers pour une pension médicale
La pension d’un médecin généraliste repose sur trois composantes complémentaires. La retraite de base, commune à l’ensemble des professions libérales, constitue le socle. S’y ajoute une retraite complémentaire, calculée en points accumulés au fil de la carrière. Enfin, l’ASV – un dispositif propre aux médecins conventionnés – vient compléter l’ensemble grâce à un soutien financier de l’Assurance maladie. C’est l’addition de ces trois sources qui détermine le montant final perçu chaque mois.
Le témoignage d’un généraliste après quarante ans d’exercice

Dans le cas de ce médecin parti à 65 ans, la pension atteint près de 3 000 euros brut mensuels. Un montant obtenu après une carrière continue, sans interruption majeure, et des revenus relativement stables sur plusieurs décennies. Il insiste toutefois sur un point essentiel : ce niveau de retraite n’a rien d’automatique et dépend étroitement du parcours individuel.
Une répartition qui éclaire les écarts
Dans son cas précis, la retraite de base représente environ 670 euros, la retraite complémentaire avoisine 1 350 euros, et l’ASV complète le tout à hauteur de 950 euros. Cette ventilation illustre le poids déterminant de la retraite complémentaire et du régime spécifique des médecins. Deux praticiens ayant exercé le même nombre d’années peuvent néanmoins percevoir des pensions très différentes, selon leurs choix et leurs revenus.
L’âge de départ, un levier stratégique
Partir à 65 ans ne garantit pas toujours le taux plein. Tout dépend du nombre de trimestres validés, un paramètre parfois découvert tardivement. De nombreux médecins choisissent donc de prolonger leur activité jusqu’à 67 ans, souvent à temps partiel, afin d’éviter une décote et d’augmenter sensiblement leur pension finale.
Travailler plus longtemps… autrement

Certains praticiens témoignent d’une fin de carrière plus douce, avec un rythme allégé. Continuer deux années supplémentaires, sans pression financière, permet non seulement d’améliorer la retraite mais aussi de transmettre sa patientèle plus sereinement. Une transition progressive, loin de l’arrêt brutal souvent redouté.
Une retraite confortable, mais conditionnelle
Si la pension des médecins reste en moyenne supérieure à celle des Français – estimée autour de 1 400 euros brut mensuels tous régimes confondus –, elle dépend de nombreux facteurs. Le niveau de revenus déclarés, le secteur conventionnel, les périodes d’arrêt ou encore la régularité des cotisations jouent un rôle déterminant.
Des idées reçues à nuancer
Contrairement à une croyance tenace, un médecin ne bénéficie pas automatiquement d’une retraite élevée. Une carrière hachée, des choix d’exercice moins rémunérateurs ou un départ anticipé peuvent fortement réduire la pension. À l’inverse, une anticipation précoce permet souvent d’optimiser sa situation.







