Paris : un migrant malien condamné pour le vol de l’épée d’une statue de Jeanne d’Arc
Posted 7 avril 2026 by: Admin
Un acte de dégradation visant un monument emblématique de la capitale a récemment été jugé par la justice.

L’affaire, qui remonte au début de l’année 2026, a conduit à la condamnation d’un jeune homme pour le vol d’un élément de la statue de Jeanne d’Arc, dans un contexte marqué par des questions de santé mentale.
Le tribunal judiciaire de Paris a rendu sa décision concernant un homme de 23 ans, condamné à six mois de prison avec sursis. Il lui était reproché d’avoir dérobé l’épée de la statue de Jeanne d’Arc, située dans le 8e arrondissement de la capitale.
Les faits remontent au 2 janvier 2026. Le prévenu avait escaladé cette statue en bronze, installée à proximité de l’église Saint-Augustin, avant de s’emparer de l’arme tenue par la figure historique. Après s’être emparé de l’objet, il avait pris la fuite, déclenchant l’intervention des forces de l’ordre.

Une interpellation rapide et une procédure encadrée
Les policiers sont parvenus à interpeller rapidement l’individu, qui a été placé en garde à vue puis en détention provisoire. Les investigations ont permis d’établir qu’il s’agissait d’un ressortissant malien en situation irrégulière, récemment arrivé sur le territoire français.
L’audience a été reportée à plusieurs reprises afin de permettre la réalisation d’une expertise psychiatrique. Par ailleurs, la Ville de Paris, propriétaire de la statue, n’a pas souhaité se constituer partie civile dans cette affaire, laissant la procédure se dérouler sans demande de réparation de sa part.
Des motivations évoquées lors de l’instruction

Au cours de l’enquête, le prévenu a expliqué son geste en indiquant qu’il souhaitait prendre une photographie de lui-même sur la statue. Cette justification a été examinée dans le cadre de l’instruction, sans pour autant remettre en cause la qualification des faits.
Lors de l’audience, la défense a développé plusieurs arguments visant à contextualiser l’acte. L’avocat a notamment évoqué une intention dénuée de malveillance, tout en insistant sur une démarche qu’il a qualifiée de personnelle et symbolique.
À l’issue de la procédure, le tribunal a prononcé une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis. Cette sanction n’implique pas d’incarcération immédiate, le condamné n’étant pas tenu de purger une peine ferme.







