« Plus dangereux qu’utiles » : ces 3 médicaments courants sont sur la liste noire de Prescrire
Posted 7 avril 2026 by: Admin
Chaque année, une publication indépendante attire l’attention sur certains traitements dont l’usage mérite d’être réévalué.

En 2025, plusieurs médicaments très répandus ont été pointés du doigt, en raison d’un rapport bénéfices-risques jugé défavorable. Une analyse fondée sur des données scientifiques qui interpelle patients et professionnels de santé.
La revue indépendante Prescrire publie régulièrement un inventaire des médicaments à éviter. Cette sélection repose sur une évaluation approfondie des études cliniques et des données de pharmacovigilance, visant à identifier les traitements dont les risques dépassent les bénéfices attendus.

En 2025, plus d’une centaine de médicaments figurent dans cette liste. Parmi eux, certains produits largement utilisés au quotidien continuent d’être prescrits ou consommés. L’objectif de cette publication n’est pas d’interdire ces traitements, mais d’encourager des choix thérapeutiques plus sûrs et mieux adaptés.
Le diclofénac sous surveillance pour ses risques cardiovasculaires
Le diclofénac, présent notamment dans le Voltarène, appartient à la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il est couramment utilisé pour soulager les douleurs musculaires et articulaires.
Cependant, plusieurs études ont mis en évidence un risque accru d’effets cardiovasculaires, notamment des infarctus et des troubles thrombotiques. Selon les experts, d’autres molécules offrent une efficacité comparable avec un profil de sécurité plus favorable. Dans ce contexte, son utilisation en première intention est désormais remise en question.
La diosmectite, un traitement remis en cause

La diosmectite, commercialisée notamment sous le nom de Smecta, est fréquemment utilisée pour traiter les épisodes de diarrhée. Son action repose sur la protection mécanique de la muqueuse digestive.
Toutefois, des analyses ont révélé la présence possible de traces de plomb dans cette substance naturelle, un élément reconnu pour ses effets toxiques sur l’organisme. Par ailleurs, son efficacité reste discutée, notamment face à des mesures simples comme l’hydratation. Ces éléments conduisent à relativiser l’intérêt de ce traitement dans de nombreuses situations.
L’alpha-amylase, une efficacité jugée insuffisante

L’alpha-amylase, utilisée notamment dans le médicament Maxilase, est souvent prescrite pour soulager les maux de gorge. Cette enzyme est censée agir sur l’inflammation locale.
Cependant, les données disponibles montrent une absence d’efficacité significative par rapport à un placebo. En parallèle, certains effets indésirables ont été rapportés, notamment des réactions allergiques. Face à un bénéfice incertain et à l’existence d’alternatives, ce traitement figure parmi ceux à éviter.
Une notion centrale : l’équilibre entre bénéfices et risques

La présence d’un médicament dans cette liste ne signifie pas qu’il est interdit. La clé réside dans l’évaluation de la balance entre les bénéfices attendus et les risques potentiels, qui peut varier selon les situations et les profils des patients.
Lorsque cet équilibre devient défavorable, les spécialistes recommandent de privilégier d’autres solutions. L’objectif est d’encourager une utilisation plus raisonnée des traitements, fondée sur les données scientifiques disponibles.
Des alternatives et un accompagnement médical indispensables
Dans de nombreux cas, des alternatives plus sûres existent. Pour les douleurs, certains anti-inflammatoires présentent un meilleur profil de sécurité. En cas de diarrhée, l’hydratation reste une mesure essentielle. Pour les maux de gorge, des solutions simples ou des traitements locaux peuvent suffire.







