Profanation d’une mosquée en Isère : un ancien élu interpellé
Posted 16 janvier 2026 by: Admin
Un acte à forte portée symbolique a relancé le débat sur les violences à caractère haineux. À Fontaine, en Isère, le dépôt d’ossements de porc et de saucisson devant une mosquée a conduit à l’interpellation d’un ancien élu d’extrême droite.

Une affaire sensible, mêlant récidive judiciaire, choc local et condamnation politique unanime. Les faits remontent au mois de septembre, mais leurs répercussions continuent de secouer la commune de Fontaine, en Isère. Devant une mosquée de la ville, des ossements de porc et du saucisson avaient été déposés de manière délibérée, dans un acte perçu comme une provocation visant directement les fidèles musulmans. Rapidement signalée, cette profanation a suscité une vive indignation, tant par sa symbolique que par son caractère ouvertement hostile.
Des inscriptions haineuses découvertes sur place

Outre ces dépôts, les enquêteurs ont relevé la présence de tags explicites sur les murs à proximité du lieu de culte. Les inscriptions, parmi lesquelles « Islam dehors » ou encore « Charles Martel 732 », ne laissaient aucun doute sur la motivation raciste et islamophobe de l’acte. Ces références historiques et slogans ont ravivé des blessures profondes et alimenté un sentiment d’insécurité au sein de la communauté visée, mais aussi chez de nombreux habitants attachés au vivre-ensemble.
Une interpellation qui relance une affaire sensible
Ce mardi, après plusieurs mois d’investigations, un homme a été placé en garde à vue. Il s’agit de Franck Sinisi, ancien conseiller municipal d’extrême droite, identifié comme l’auteur présumé des faits. Son arrestation marque une étape importante dans ce dossier, longtemps suivi de près par les autorités locales. La garde à vue vise à déterminer précisément son degré d’implication et les circonstances exactes de l’acte, alors que la pression médiatique reste forte.
Un passé judiciaire déjà lourd

Le profil de l’homme interpellé n’est pas inconnu de la justice. Ancien élu du Rassemblement National, Franck Sinisi avait déjà été condamné en 2020 pour incitation à la haine raciale. Cette décision judiciaire s’était accompagnée d’une peine d’inéligibilité, le privant de tout mandat électif. Cette récidive présumée interroge sur l’efficacité des sanctions passées et sur la persistance de discours extrémistes, même après des condamnations fermes.
Une condamnation unanime sur le plan politique et local
À l’époque des faits, l’ensemble de la classe politique locale avait réagi sans ambiguïté. Élus, associations et responsables religieux avaient dénoncé un acte « ignoble » et « contraire aux valeurs républicaines ». Cette unanimité rare témoigne de la gravité accordée à ce type de violences symboliques, perçues comme des attaques directes contre la cohésion sociale et la liberté de culte.







