Sans pincettes, Tony Yoka balance, « En France… »
Posted 25 février 2026 by: Admin
Sous le feu des critiques, Tony Yoka ne choisit pas la retenue.

Le champion olympique, régulièrement pris pour cible sur les réseaux sociaux, a un jour dégainé une phrase qui a marqué les esprits : selon lui, la France ne connaît pas vraiment la boxe. Derrière cette sortie, un mélange de frustration, d’ambition et de volonté de reconnaissance.
En 2021, dans un entretien accordé à L’Équipe, Tony Yoka s’était montré particulièrement direct. Lassé des commentaires sur son niveau et sur le choix de ses adversaires, le poids lourd avait dénoncé l’ignorance supposée d’une partie du grand public français.
Pour lui, beaucoup jugent sans maîtriser les codes ni la complexité de la boxe professionnelle. Il visait notamment les critiques anonymes, souvent focalisées sur l’apparence physique plutôt que sur le palmarès ou la progression sportive.
Un contexte sportif tendu

Cette prise de parole intervenait dans un moment délicat. Le combat très attendu contre Martin Bakole, prévu en janvier 2022 à l’Accor Arena de Paris, avait été reporté en raison du retour des restrictions sanitaires limitant la jauge à 2.000 spectateurs.
Pour Yoka, cette annulation ne constituait pas seulement une déception personnelle. Elle affectait toute une équipe, préparée depuis des mois, des entraîneurs aux sparring-partners. Dans ce climat déjà tendu, les critiques redoublaient, alimentant sa frustration.
Champion olympique, cible numérique
Sacré champion olympique des super-lourds aux Jeux olympiques de Rio 2016, Tony Yoka avançait alors invaincu chez les professionnels et déjà classé dans le top 20 mondial. Pourtant, sa trajectoire restait scrutée avec scepticisme par une partie des observateurs.
Les réseaux sociaux devenaient le terrain d’une contestation permanente, souvent moqueuse. Le boxeur affirmait ne plus accorder d’importance à ces attaques, qualifiant leurs auteurs d’« ignorants » dissimulés derrière des pseudonymes.
Juger sur le physique, un faux procès ?

Pour illustrer son propos, Yoka citait l’exemple d’Andy Ruiz Jr., longtemps raillé pour son physique avant de surprendre le monde en battant Anthony Joshua et en devenant champion du monde.
À ses yeux, réduire un boxeur à son apparence relève d’une méconnaissance profonde de la discipline, où tactique, endurance et intelligence de combat priment souvent sur l’esthétique musculaire.
Ambitions mondiales assumées
À 29 ans, Yoka affichait alors des ambitions claires : affronter les meilleurs, intégrer le top 10 puis le top 5 mondial. Il se disait prêt à défier des références comme Anthony Joshua, affirmant s’entraîner quotidiennement à ce niveau d’exigence.
Cette assurance, parfois perçue comme de l’arrogance, reflétait surtout une confiance forgée par des années de préparation et un titre olympique. Mais elle accentuait aussi le fossé entre ses ambitions internationales et la perception nationale.
Une relation compliquée avec le public
Au fond, la sortie de Tony Yoka révélait une tension plus large : celle d’un champion en quête de reconnaissance dans un pays où la boxe ne bénéficie pas toujours de la même visibilité que d’autres sports.







