Xavier Dupont de Ligonnès voulait quitter sa femme : qui est Catherine, sa maîtresse pour laquelle il voulait tout plaquer ?
Posted 20 février 2026 by: Admin
Quinze ans après les faits, l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès continue de hanter la mémoire collective.

Disparition inexpliquée, indices numériques troublants et confidences glaçantes : le mystère demeure entier autour de cet homme soupçonné d’avoir anéanti sa famille avant de s’évaporer dans la nature.
Avril 2011 : une scène de crime qui sidère la France
En avril 2011, la découverte macabre réalisée à Nantes bouleverse l’opinion publique. Sous la terrasse d’une maison familiale sont exhumés les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants, soigneusement dissimulés. Très rapidement, les soupçons convergent vers le père de famille, absent et injoignable depuis plusieurs jours.
Les investigations révèlent un scénario minutieusement préparé : résiliations administratives, lettres envoyées à l’entourage, déplacements calculés. Le 15 avril 2011, Xavier Dupont de Ligonnès est aperçu pour la dernière fois dans le Var, quittant un hôtel de Roquebrune-sur-Argens. Depuis cette date, plus aucun signe tangible. Mandat d’arrêt international, alertes et signalements à l’étranger : malgré les relances successives, l’homme demeure introuvable.

Une cavale nourrie de rumeurs et de fausses pistes
Au fil des années, l’enquête connaît de multiples rebondissements. L’arrestation erronée d’un homme en Écosse en 2019 illustre à quel point chaque signalement ravive l’espoir et la confusion. Mort volontairement ? Caché sous une nouvelle identité ? Aidé par des soutiens discrets ? Les hypothèses prolifèrent sans qu’aucune ne s’impose définitivement.
Cette absence prolongée alimente les fantasmes. L’affaire, devenue l’une des plus marquantes du XXIe siècle en France, fascine autant qu’elle dérange. Les enquêteurs, eux, continuent de scruter le moindre indice susceptible de relancer la traque.
Catherine, l’amour retrouvé et les confidences troublantes
Une enquête de presse révèle un pan intime de la vie du suspect. En 2009, Xavier Dupont de Ligonnès reprend contact avec une ancienne compagne de jeunesse, prénommée Catherine. Un document informatique intitulé “Ma Catherine”, retrouvé dans ses traces numériques, dévoile un homme en proie à des tourments profonds.

Dans ce message, il confie ses insomnies, ses idées sombres et évoque une fuite « radicale et définitive ». Il décrit un naufrage financier, parle de dettes pressantes et sollicite une aide conséquente pour « recommencer une nouvelle vie ». Plus glaçantes encore sont certaines phrases où il imagine incendier sa maison après avoir administré des somnifères, ou provoquer un accident pour permettre à son épouse de percevoir une assurance-vie.
Ces écrits, adressés à celle qui fut son amour d’adolescence et devenue chef d’entreprise, dessinent le portrait d’un homme acculé, oscillant entre détresse et calcul. Ils constituent aujourd’hui l’un des éléments les plus troublants du dossier.
Les traces numériques au cœur de l’enquête
Pour certains anciens enquêteurs, la clé réside dans le numérique. Gilles Galloux, ex-policier de la PJ reconverti dans la cybercriminalité, soutient que le fugitif serait toujours en vie. Selon lui, l’analyse des connexions, adresses IP et pseudonymes utilisés par Xavier Dupont de Ligonnès révèle une maîtrise technologique incompatible avec un suicide improvisé.
L’exploitation d’un ordinateur Toshiba ancien modèle aurait permis d’isoler des millions de données exploitables, malgré un retard initial dans les investigations. Des dizaines de pseudonymes et de comptes en ligne ont été identifiés, témoignant d’une activité numérique dense et méthodique.
Pour Gilles Galloux, cette sophistication plaide en faveur d’une cavale préparée plutôt que d’une disparition définitive. Une conviction qui nourrit encore le débat parmi les spécialistes du dossier.







