Additifs alimentaires : quels conservateurs faut-il éviter ? Voici la liste à connaître selon deux études scientifiques
Posted 9 janvier 2026 by: Admin
Longtemps considérés comme de simples auxiliaires technologiques de l’industrie agroalimentaire, les additifs alimentaires font aujourd’hui l’objet d’une attention scientifique accrue.

Deux études publiées début janvier mettent en lumière un lien préoccupant entre la consommation de certains conservateurs et un risque accru de diabète de type 2 et de cancers. Des résultats qui relancent le débat sur notre alimentation quotidienne.
Les conservateurs sont largement utilisés pour prolonger la durée de vie des aliments en limitant la prolifération des bactéries et des micro-organismes. Ils sont identifiables sur les étiquettes par un code commençant par la lettre « E », conformément à la réglementation européenne. Si leur usage est encadré, leur présence massive dans les produits transformés interroge de plus en plus chercheurs et autorités sanitaires.

Une étude publiée dans la revue Nature Communications révèle qu’une consommation élevée de conservateurs est associée à un risque accru de diabète de type 2. Sur les 17 conservateurs analysés individuellement, 12 présentent une corrélation significative avec l’apparition de la maladie. Parmi les substances les plus concernées figurent le sorbate de potassium (E202), le métabisulfite de potassium (E224), le nitrite de sodium (E250), les acétates (E260 à E262) ou encore le propionate de calcium (E282), présents dans de nombreux aliments du quotidien.
Des antioxydants également mis en cause
Certains antioxydants, utilisés pour prévenir l’oxydation des aliments, sont eux aussi pointés du doigt. L’ascorbate de sodium (E301), l’alpha-tocophérol (E307), l’érythorbate de sodium (E316), l’acide citrique (E330), l’acide phosphorique (E338) ou encore les extraits de romarin (E392) apparaissent associés à un risque accru de diabète de type 2 lorsqu’ils sont consommés en quantités élevées, notamment via les produits ultra-transformés.

Une seconde étude, publiée dans The BMJ, s’est penchée sur le lien entre conservateurs alimentaires et cancers. Sur plus de 105 000 participants suivis, 4 226 cas de cancers ont été diagnostiqués. Si 11 conservateurs sur 17 ne montrent pas d’association significative, certains se distinguent nettement, notamment les sorbates (E200 à E203), associés à une augmentation du risque global de cancer et du cancer du sein.
Nitrites, sulfites et acétates sous surveillance
L’étude souligne également le rôle des sulfites (E220 à E228), liés à une hausse du risque global de cancer, et en particulier du métabisulfite de potassium (E224). Le nitrite de sodium (E250) est associé à une augmentation marquée du risque de cancer de la prostate, tandis que les acétates (E260 à E263) sont corrélés à une hausse des cancers, notamment du sein. Parmi les antioxydants, seul l’érythorbate de sodium (E316) se distingue par une association significative avec l’incidence de cancers.
Ces résultats ont suscité des réactions au sein de la communauté scientifique. Dans un communiqué de Inserm, la directrice de recherche Mathilde Touvier souligne que « ces données concordent avec des travaux expérimentaux suggérant des effets délétères de plusieurs conservateurs », tout en appelant à la prudence et à la confirmation des résultats.







