Ce milliardaire a osé faire passer ses pétroliers dans le détroit d’Ormuz, sous les drones iraniens
Posted 16 mars 2026 by: Admin
Alors que la guerre au Moyen-Orient paralyse une grande partie du trafic maritime mondial, un armateur grec s’est illustré par une décision spectaculaire.

En continuant à faire naviguer ses pétroliers dans une zone devenue extrêmement dangereuse, il a pris un pari risqué… mais potentiellement très lucratif.
Dans le secteur du transport maritime, le nom de George Prokopiou circule avec insistance depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
À 79 ans, le milliardaire grec a choisi de maintenir certains de ses pétroliers en activité dans le détroit d’Ormuz, une route maritime stratégique reliant le golfe Persique à l’océan Indien.
Ce passage, situé entre Iran et Oman, est crucial pour l’économie mondiale : près de 20 % du pétrole consommé sur la planète y transite habituellement.
Mais depuis l’escalade des tensions dans la région, la majorité des armateurs ont préféré suspendre leurs traversées, redoutant des attaques de drones ou de missiles.
Des pétroliers qui traversent malgré les risques

Selon le média spécialisé Lloyd’s List, plusieurs navires appartenant aux compagnies de George Prokopiou ont pourtant continué à franchir ce passage.
L’un d’eux, le pétrolier Shenlong, long de 275 mètres, aurait effectué une traversée particulièrement spectaculaire.
Chargé de pétrole brut au port saoudien de Ras Tanura, le navire aurait temporairement disparu des systèmes de localisation en éteignant son transpondeur, avant de réapparaître dans l’océan Indien puis d’atteindre le port de Mumbai, en Inde.
Pour limiter les risques, des gardes armés auraient été déployés à bord des navires, tandis que les marins auraient reçu des primes importantes.
Des profits records dans un marché bouleversé
Si la décision comporte des dangers évidents, elle peut aussi générer des bénéfices considérables.
Depuis le début de la crise, les tarifs du transport pétrolier dans la région ont explosé. Les acheteurs asiatiques, très dépendants des importations d’hydrocarbures, sont prêts à payer des sommes record pour sécuriser leurs livraisons.
Selon les estimations relayées par Financial Times, les tarifs de location de certains superpétroliers dépasseraient désormais 450 000 dollars par jour.
Une situation qui pourrait rapporter des gains colossaux aux armateurs capables d’assurer ces traversées.
Un armateur habitué aux paris risqués

Dans le monde du transport maritime, George Prokopiou est connu pour son audace.
Entré dans le secteur dans les années 1970 avec un premier pétrolier, il possède aujourd’hui une flotte d’une centaine de navires via plusieurs sociétés, dont la compagnie Dynacom.
Selon le classement du magazine Forbes, sa fortune serait estimée à près de 4,7 milliards de dollars.
Certains acteurs du secteur le décrivent comme un « milliardaire flibustier », capable de prendre des décisions que d’autres jugeraient trop dangereuses.
Dans la tradition des grands armateurs grecs
George Prokopiou s’inscrit dans la tradition des grands magnats de la marine marchande grecque, à l’image de Aristote Onassis.
Pour ces entrepreneurs, le transport maritime repose souvent sur un principe simple : accepter des risques élevés pour saisir des opportunités exceptionnelles.
Une philosophie que Prokopiou résumait lui-même en 2014 :
« Si vous ne voulez pas prendre de risques, vous n’avez rien à faire dans le transport maritime. » Au-delà de l’histoire individuelle d’un armateur audacieux, cet épisode illustre une réalité fondamentale de l’économie mondiale.







