« Pendant 35 ans au théâtre, j’ai joué essentiellement des rôles masculins » : Juliette Plumecocq-Mech (À l’instinct) se confie sur son parcours

Posted 30 juin 2025 by: Admin #Actualité

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Dans l’univers feutré mais impitoyable de la fiction télévisée, Juliette Plumecocq-Mech s’impose avec justesse dans le rôle d’une enquêtrice à la fois rigide et fragile. Entre confidences intimes et coulisses de tournage, l’actrice revient sur son personnage dans « À l’instinct », mais aussi sur son parcours atypique forgé au théâtre.

Juliette Plumecocq-Mech incarne une femme de l’ombre, structurée, méthodique, mais profondément marquée par la vie. Dans la série policière À l’instinct, elle donne vie à Oriane Girard, une commandante à la tête d’un service lyonnais spécialisé dans les affaires énigmatiques et rituelles. Si ce département fictif semble presque ésotérique, c’est précisément le contraste avec la rigueur d’Oriane qui donne toute sa saveur à ce duo de protagonistes. Car aux côtés du commandant Téva Royer, interprété par Christopher Bayemi, l’alliance des contraires devient un moteur narratif puissant.

Une alchimie entre deux êtres cabossés

Le lien entre Oriane et Téva naît de leurs fêlures respectives, et c’est ce miroir émotionnel qui les rapproche silencieusement. Si Oriane apparaît d’abord comme une femme rigide et indépendante, elle cache en réalité une reconstruction en cours, une quête de soi. Téva, quant à lui, navigue dans un monde d’intuitions, à rebours de la logique froide d’Oriane. Leur duo est marqué par la lenteur d’un rapprochement humain, sans gestuelle attendue, sans démonstrations : une poignante pudeur.

La maladresse, comme preuve d’humanité

Juliette Plumecocq-Mech assume et revendique la maladresse sociale de son personnage… parce qu’elle s’y reconnaît. Selon elle, cette gêne dans les interactions témoigne souvent d’une gentillesse désarmante, bien plus authentique que la maîtrise artificielle. Elle évoque même le discours de Karim Leklou aux César, en hommage aux « gentils », trop peu visibles sur les écrans. Avec Oriane, l’actrice donne corps à une femme entière, sincère, parfois brute, mais toujours animée par une volonté de bien faire.

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Un tournage marqué par le vaudou… et les imprévus

Les intrigues de la série ne s’embarrassent pas de réalisme tiède : hypnose, rituels vaudous, cérémonies inquiétantes… tout est vérifié, authentique et documenté. Sur le tournage de l’épisode La Mort en marche, plusieurs figurants ont quitté le plateau, troublés par l’ambiance rituelle jugée trop réaliste. Et comme si l’invisible s’en mêlait, une partie du décor a pris feu lors des scènes de cérémonie. Une tension étrange planait, rendant l’expérience à la fois troublante et fascinante.

De la scène au plateau, un parcours d’endurance

Avec plus de trente-cinq ans de théâtre dans les jambes, Juliette Plumecocq-Mech a bâti sa carrière sur l’exigence et l’endurance. Avant de passer devant les caméras, elle a enchaîné les tournées internationales, des planches françaises jusqu’aux scènes du Japon ou de l’Amérique latine. Ce rythme intense, loin des projecteurs de la télévision, lui a permis d’explorer une large palette d’émotions et de rôles. C’est cette richesse qu’elle met aujourd’hui au service de l’écran, avec une justesse qui tranche avec le formatage ambiant.

Ne pas sombrer dans la caricature

Si ses rôles télévisés peuvent parfois sembler durs ou cassants, l’actrice refuse de s’enfermer dans un type. À travers les failles de ses personnages, elle cherche la nuance : celle qui révèle une fragilité derrière une posture de commandement, ou un passé derrière une réaction excessive. Ce refus du manichéisme lui permet d’incarner des femmes à plusieurs couches, entre raideur apparente et délicatesse enfouie. Dans À l’instinct, Oriane ne se résume pas à une fonction : elle est une femme, avec ses blessures et ses tentatives de réparation.

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Le théâtre, territoire d’exploration de l’identité

Au théâtre, Juliette Plumecocq-Mech a souvent interprété des rôles masculins, non par militantisme, mais par nécessité créative. Trop grande, trop atypique pour les rôles féminins classiques, elle a trouvé dans le répertoire masculin une liberté de jeu incomparable. Elle a porté des armures, combattu des dragons, été roi, soldat, voleur ou sauveur. Cette traversée des genres lui a permis d’explorer toutes les couleurs du spectre humain, sans se limiter à la féminité convenue imposée par l’image.

Une actrice très demandée à l’écran

L’année a été intense pour Juliette Plumecocq-Mech, qui enchaîne les projets ambitieux pour la télévision et le cinéma. Outre À l’instinct, elle a tourné dans Surface pour France 2, Soleil noir pour Netflix aux côtés d’Isabelle Adjani, ou encore dans le long-métrage Le Bateau ivre. Tout juste sortie du tournage de la saison 2 de Cat’s Eyes, l’actrice confirme une nouvelle phase de sa carrière, désormais bien ancrée dans l’univers audiovisuel.

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