Les mauvaises habitudes du week-end peuvent aggraver ce trouble du sommeil

Posted 29 août 2025 by: Admin
Les troubles du sommeil affectent une part importante de la population française, et l’apnée du sommeil en particulier représente un risque majeur pour la santé. Une étude récente révèle que les habitudes du week-end peuvent aggraver ce trouble, augmentant la gravité des apnées et leurs conséquences médicales.
Selon la Haute Autorité de Santé, près de 4 % des adultes en France souffrent d’apnée du sommeil, un trouble caractérisé par des arrêts respiratoires répétés durant la nuit. Ce phénomène peut varier d’une nuit à l’autre, entraînant parfois des erreurs de diagnostic chez environ 20 % des patients. Au-delà de la fatigue chronique, il constitue un facteur de risque cardiovasculaire indépendant, accentuant le danger de complications graves.
Une étude inédite sur l’impact du week-end
Jusqu’ici, peu de recherches avaient analysé les différences de sévérité de l’apnée selon les jours de la semaine. Publiée dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, une étude australienne vient combler ce vide. Elle révèle que le samedi, les patients sont 18 % plus susceptibles de souffrir d’apnée modérée à sévère comparé aux autres jours. Ce phénomène est plus marqué chez les hommes (+21 %) que chez les femmes (+9 %), et touche davantage les moins de 60 ans que les seniors.
Des habitudes de sommeil perturbées en cause
Les chercheurs de l’université de Flinders ont étudié les données de 70 052 participants en surpoids, collectées via des capteurs placés sous leur matelas entre 2020 et 2023. Le constat est clair : se coucher une heure plus tard augmente le risque d’apnée de 47 % et dormir 45 minutes de plus le matin l’accroît de 38 %. Ces décalages typiques du week-end, combinés à une consommation d’alcool plus importante et à une utilisation moins régulière des appareils de traitement, expliqueraient cette aggravation.
Le concept d’« apnée sociale »
Les chercheurs ont introduit l’expression d’« apnée sociale » pour qualifier ces effets liés au mode de vie et aux rythmes du week-end. Cette aggravation ponctuelle n’est pas anodine : elle accroît le risque de maladies cardiovasculaires, mais aussi de dépression, démence, accidents de la route ou fatigue chronique invalidante. Autant de conséquences qui soulignent l’urgence d’adapter ses habitudes.
Comment réduire les risques ?
La prévention repose avant tout sur une bonne hygiène de vie. Maintenir un poids stable est essentiel, l’obésité étant l’un des principaux facteurs aggravants. Limiter l’alcool, surtout en soirée, et conserver des horaires de sommeil réguliers même le week-end sont des mesures simples mais efficaces. En cas de diagnostic, il est crucial de suivre scrupuleusement le traitement prescrit, souvent un appareil à pression positive continue (PPC), pour réduire l’intensité des apnées et protéger sa santé à long terme.